mardi 24 août 2004

Et si on parlait... de foot ?

Oui oui, il s’agira bien de football, dans la note d’aujourd’hui. Cette note qui attend depuis mercredi d’être mise au clair et postée. La plupart des gens l’ignorent, ce petit attrait que j’ai pour ce ballon rond. Enfin... Non, ce que je dis est faux. Le foot, en lui-même, ne m’attire pas vraiment. Mais je suis du Sud-Est. Et ici, être pour l’OM est quasiment dans le sang. Mais je ne suis pas une immense fan qui suit tous les matchs à la loupe et ne rate rien. Je me contente d’être une très modeste supportrice.

Mercredi dernier, le 18 août, avait lieu au stade d’Avignon, un match (amical) entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Parmi les joueurs, 3 Olympiens, plus un ancien tout récent -même si ça ne veut pas dire grand-chose- et déjà mythique. H. Beye, A. Meïté, S. N’Diaye, et D. Drogba.

J’aurais aimé décrire tout ça, avec le talent d’une Lenna, d'un Boyan, d'une Aurélie, d'une Elixie, ou même d'une autre Stéphanie. Ce talent qui nous fait vivre et rêver presque autant que si on y était. Ce talent que je n’ai pas. Ou alors c'est peut-être le sujet qui ne s'y prête pas vraiment. Dans tous les cas, je vais me contenter de faire avec ce que j’ai, c’est-à-dire pas grand-chose, mais de faire du mieux que je peux.


La veille du match, je suis allée, avec ma sœur (supportrice, elle, à 100%), au stade, et on a pu suivre l’entraînement des Ivoiriens, auxquels manquait Drogba (sûrement pour éviter la foule), depuis le grillage. A la fin de l’entraînement, alors qu'on ne s'y attendait pas du tout, tous les joueurs sont passés devant nous, pour rejoindre leur bus. On a ainsi pu obtenir l’autographe de Meïté, qui a aussi accepté de se faire prendre en photo avec ma sœur.

Le lendemain soir, jour du match. Nous sommes arrivés environ 1/2h en avance (pour voir l'échauffement), avec nos places à 13€ (le stade est vraiment petit), et nous sommes installées tout devant. On devait être à une vingtaine de mètres du terrain, on pouvait presque sentir l’odeur de la pelouse. Je passerai rapidement le match (2-1 pour la Côte d'Ivoire), assez bon mais sans surprise, à part celle d’avoir vu, de loin, un autre joueur de l’OM, H. Bamogo, et l’ancien entraîneur, A. Perrin.

Un peu plus de 90min et de multiples photos plus tard, la fin du match, on se lève et se rend immédiatement au portail de sortie (ouvert la veille), accompagné d’une bonne cinquantaine de spectateurs. Avec le mince espoir d’attraper quelques autographes, et, si possible, une ou deux photos de près. Les premiers à sortir sont l’équipe de Côte d’Ivoire. De simples photos à distance, à cause des vigiles et autres membres de la sécurité, veillant à ce qu’aucun joueur ne s’approche de nous. Surtout pas Drogba, star de la soirée. Notre maigre récompense a été un autographe de l’actuel entraîneur de Sochaux, pour ma sœur.

Le bus des Ivoiriens s’en va, le portail s’ouvre, on en profite pour s’y engouffrer, avant de s’apercevoir que le bus de Sénégalais attend de l’autre côté, par l’autre entrée. Un sprint et nous voilà devant le second portail, entourées de seulement 4 ou 5 personnes. Une chance pour nous : des voitures souhaitant entrer, le portail est ouvert. Toujours en courant, on arrive devant le bus, et on tombe juste devant Beye, dont on a eu quelques photos en très gros plan et un autographe. [Très mignon, d’ailleurs. Beaucoup mieux en vrai qu’à la TV ou sur les magazines. *Sourire*] On l’a suivi pendant 5 min, au moins, ce bus, qui sortait du stade, tout en faisant des signes et lançant des appels à Beye, qui nous répondait chaleureusement.



Une très bonne soirée. Pas aussi exceptionnelle pour moi qu’elle a pu l’être pour ma sœur, pas aussi intense qu’un concert, mais elle reste tout de même un bon souvenir.

lundi 9 août 2004

J’avais tapé une note, une longue, comme j’en fais si rarement. En essayant de copier, tout s’est effacé. Même plus moyen de la retrouver en collant. Mais ce soir, je me sens courageuse et pleine d’entrain, malgré ma fatigue. Alors, je vais la réécrire. Toute entière. A quelques mots, quelques phrases, près.

Une dizaine, une vingtaine, peut-être plus (sûrement plus), de notes supprimées. Sans sauvegarde. Envolées, à jamais. Sans aucun regret. Et, surtout, une nouvelle mise en page (sûrement pas définitive). J’en avais assez de tout cet étendu noir. Et de ce bleu rendu si voyant. J’ai envie de sobriété, de simplicité. J’ai envie de changement, de nouveauté. Comme en beaucoup de domaines en ce moment. Découvrir de nouvelles choses, de nouvelles horizons, de nouveaux univers, de nouvelles sensations. Peut-être même de nouvelles personnes. Butiner au-dessus des livres, des musiques, des films, des arts. "M’ouvrir au monde". Vivre.

Tout ce week-end (et j’en ai encore un peu pour demain), je range, et nettoie à fond, ma chambre. Le dessous du lit, l’intérieur et le dessus du bureau, toutes les étagères, le placard, tout y passe. Je retrouve tous ces vieux papiers, lettres, photographies, anciens magazines… Des tonnes de souvenirs que je fais remonter à la surface. Des bons, des moins bons. Mais avec tellement de recul, que je ne peux y repenser qu’avec une certaine nostalgie, quels qu’ils soient. Des paroles de chansons ; des instantanés de fêtes, de vacances, ou de jours comme les autres ; des mots éparpillés sur un morceau de papier, en guise de brouillon de lettre, ou de vide-pensées ; des cartes postales, pour ces anniversaires, ces Noël, ces Jours de l’An, ces vacances passés ; des tickets de cinéma, complétant ma -très- modeste collection ; de vieux ‘jouets’ de Kinder Surprise ; des factures de cadeaux offerts pour les anniversaires, ou simplement parce que j’en avais envie ; Et encore tellement. Tellement...

Une fois ce ménage "d’été" terminé, ça sera le tour des meubles. Quelques changements, quelques aménagements. Le bureau que j’ai depuis des années, et qui ne me sert aujourd’hui qu’à entreposer tout ce qui n’a pas de place précise, ces étagères dont j’ai hérité après mon déménagement de 2001, et qui m’ont suivi après celui de l’année dernière, cette table de nuit, en bois foncé, trop foncé, et toute élimée, que je me souviens avoir toujours eu, et dont ma sœur a aujourd’hui besoin ; tout ça, tout ça partira. Du neuf. Besoin de neuf. De nouveau.

Et dans un mois -à quelques jours près-, je retourne à Montpellier. J’ai hâte, vraiment hâte. J’ai besoin de retrouver cette indépendance, cette autonomie, cette liberté. Mes morceaux de vie qui n’appartiennent qu’à moi. Et la fac. Là aussi, du changement. Un GRAND changement. J’attends la rentrée avec une impatience que je ne m’étais jamais connue, en ce qui concerne les cours. Nouvelles matières, nouvel environnement, nouveau paysage. Des voyages qui ne nécessitent même pas de bouger. Des découvertes. Du nouveau, du nouveau, du nouveau.