dimanche 31 octobre 2004

« Notre » week-end.

- Pas de récit complet, juste des petits bouts, disséminés ici et là. Eviter de trop y repenser, éviter le grand coup de nostalgie. Eviter les larmes que j’ai tant bien que mal (et malgré Indo) réussi à ne pas verser dimanche soir. -


Samedi 23 octobre, 7h55, Avignon, gare TGV.
« Le TGV n°**** en provenance de Lyon Part Dieu et à destination de Marseille St Charles va entrer en gare. »
Et voilà le début de ce week-end à Nice. Notre 1er moment chat crew, 2 ans après. Tous les 4 réunis, enfin.


« 10 min de retard ? »
« Mais où est-ce qu’elles sont ? »
« Un set de table ! »
« On ira ensemble, voir R.E.M. ? »
« Oh, Set à la plage ! »
« Moi aussi je veux un galet dédicacé ! »
« Les 4 S réunis ! »
« Set, tu mettrais un T-shirt blanc ? »
« Oh, un skate, on lui demande ? »
« J’ai 60 ans et je fais 60kg, moi. »
« Un photomaton ? »
« On va en Bulgarie, Steph ? »
« Et à Londres, on ira, aussi ? »
« Mais qu’est-ce qu’on va devenir ??? »
« On se fait ça tous les week-end ? »
« Une maison, tous ensemble ? »


[Liste TRÈS exhaustive. Fichue mémoire défaillante.]


Merci, à vous 3, et même à vous 5.



[Photo by Semp.]


Hey, vous savez quoi ?
J’vous aime.
[Mais pchut !]

samedi 16 octobre 2004

Sortir de son petit chez-soi un samedi à 8h30, se retrouver dans le nouveau froid automnal et souffler pour faire de la vapeur.

Enrouler son écharpe, la rouge, autour du cou, serrer bien fort sa veste en toile kaki, et mettre ses mains glacées tout au fond des poches de son pantalon noir.

Aller au cinéma, seule, un samedi après-midi d’octobre, voir ‘Eternal Sunshine Of The Spotless Mind’ et en ressortir toute retournée.

Quitter la chaleur de la salle et marcher dans les rues du centre-ville, sous cette pluie fine qui frise les cheveux et remplace les larmes sur les joues.

Ecouter R.E.M. dans le train, se coller le nez sur la vitre, et regarder les paysages qui défilent et le ciel gris qui stagne.

Continuer la lecture de cette petite histoire et retrouver cette fille toute jeune encore, et déjà perdue dans un monde qui n’est pas le sien.

Sourire, pleurer, se perdre, réfléchir, vouloir, rêver, rire, savoir, errer… et y repenser. Encore et encore.

jeudi 14 octobre 2004

Je suis passée à la bibliothèque, il y a quelques jours. Ai emprunté deux romans, et deux CD, des classiques incontournables : (What’s The Story) Morning Glory ? de Oasis, et le Unplugged de Nirvana.

Mardi soir, réunion à la Cité U à propos du club photo. Vraiment tentée… Leurs appareils photo donnent tellement envie...

Hier soir, passage à la bibliothèque de la Cité U. Inscription à prévoir, quelques livres déjà remarqués. J’y ai trouvé les Nouvelles Histoires Extraordinaires de Poe, j’ai lu « Le Chat Noir » sur place... Ai hâte de découvrir les autres. J’y ai vu aussi L’Arbre des Possibles de Werber – le seul que je n’ai pas et n’ai pas (encore) lu –, quelques S. King, et puis d’autres qui me sont complètement inconnus mais dont les seuls titres m’ont déjà séduite.

Ma prof de Psycho Cognitive nous a fait le coup des « 4 triangles équilatéraux avec 6 allumettes », et des « 9 points à relier par 4 lignes droites sans passer 2 fois par le même point ». C’était drôle, de voir tout le monde s’escrimer à chercher, dessiner, raturer, et de soi-même connaître le « truc ».

J’adore ma BU. Elle est vraiment plus qu’insignifiante de l’extérieur. Mais une fois à l’intérieur, j’étais captivée, elle donne même l’envie d’étudier !

J’aime finir les cours sur le coup des 20h, sortir de la fac en me retrouvant seule dans les couloirs, et marcher jusqu’au tram sous le ciel noir et de la musique dans les oreilles.

J’adore ma prof d’Anglais. Jeune américaine, pleine d’enthousiasme et de vitalité. Elle fait tout le cours en anglais, et je m’étonne de comprendre pour ainsi dire chacune de ses phrases.

Jeudi prochain, le Sriracha Tour passe à Montpellier. Lofofora, Eths, Noxious Enjoyment, Babylon Pression, et Body Fluids en une soirée. Des mois que j’y songe, et je n’ai toujours pas pris ma place. Dernier concert en juillet, ça fait déjà loin. Besoin de me remplir la tête de musique, besoin de m’épuiser à en afficher un immense sourire, comme seuls les concerts savent le faire. J’y vais ou non ?

Encore 2 soirées de textos gratuits vers les Dom-Tom. Encore autant de messages dénués d’intérêt, parce que je ne trouve jamais, jamais, rien d’intéressant à lui dire, encore moins ces temps-ci, mais que j’ai juste envie de nous sentir si proches ne serait-ce que quelques secondes. [Moi aussi, je t’aime...]

dimanche 3 octobre 2004

Le frottement des chaussons sur le plancher ; la sensation du tulle ; le corps tendu à l’extrême ; les muscles que l’on sent s’assouplir à chaque cours un peu plus ; les exercices à la barre ; l’excitation des répétitions ; les rubans des pointes noués autour des chevilles ; la tension et le nœud au ventre des coulisses, qui se transforment en ivresse et impétuosité, une fois sur scène, la musique lancée ; le sourire qui se dessine sur les lèvres, après les cours, malgré la fatigue ; le sentiment de fierté d’avoir réussi un mouvement après des heures d’entraînement ; les soucis qui s’envolent avec les bras et les jambes, en mesure avec la musique ; la plénitude de l’après cours ; les envols au milieu de la pièce ; les tourbillons des pirouettes ; ...

Merde... Pourquoi est-ce que j’ai tout laissé tomber. Je veux retrouver ça. La danse, la danse classique. Et la meilleure prof qu’on puisse avoir, celle qui ne transmet que plaisir et joie de vivre, joie de danser.

Non. Pas de regret. Il ne faut pas. Il ne faut pas. Jamais. Aller de l’avant, c’est ce qu’on dit, non ?